Le Mot Du Président

Cher(es) Ami(es),

Au nom du Conseil d’Administration de L’Union Nationale de l’Outre-Mer français (L’UNOM), et en mon nom personnel, j’espère sincèrement que vous et vos proches vous n’êtes nullement affectés dans votre santé par cette crise sanitaire qui sévit en France et dans le monde.

Cette catastrophe dont on peine à cerner l’issue peut tout de même, nous dit-on, être maitrisée sous réserve que les consignes préconisées soient scrupuleusement respectées.

Certes, cela crée une situation à la limite du supportable pour bon nombre d’entre nous (j’ai une pensée particulière pour les personnes les plus vulnérables : personnes âgées, personnes malades, personnes isolées, et aussi nos entrepreneurs des TPE et PME), mais chacun comprendra que c’est véritablement à ce prix que l’on parviendra à enrayer cette épidémie et retrouver très vite notre liberté de mouvements.

Cette liberté de mouvements, il faut en être conscients, sera loin d’être totale après le 11 mai prochain, date annoncée pour le début d’un déconfinement progressif.

L’objet du propos est aussi de vous exhorter à rester prudents et de garder le plus longtemps possible les habitudes de protection et de grande méfiance acquises durant cette période difficile. Parce que la Vie est la plus précieuse des Richesses, et que l’on doit tout faire pour la sauvegarder.

Report d’événements 

C’est dans cet esprit que L’UNOM et ses partenaires ont décidé de reporter à une date qui reste à définir, IniRun : En course contre le diabète (4000 personnes attendues). Cette course à pied atypique devait constituer une mobilisation active autour du fléau que représente le Diabète et était prévue le samedi 13 juin 2020 à Villiers sur Marne.

 

Pour ce qui concerne la cérémonie Trophées des Entrepreneurs AfroCréoles – 7ème Edition prévue le dimanche 11 octobre, aucune décision n’est arrêtée pour l’instant. Les inscriptions d’Entreprises pour le concours de sélection restent ouvertes jusqu’au 31 août 2020. Osons espérer qu’à cette époque cette pandémie sera déjà reléguée au rayon des souvenirs.

Quid du passé ?

A propos de souvenirs, qu’il me soit permis de terminer cette adresse avec quelques remarques. Certes, l’heure n’est pas encore au bilan et encore moins à la critique. Mais pour contrecarrer ceux et pas des moindres qui nous bassinent que, en France, le système de santé n’était pas préparé à une situation d’une telle ampleur, je voudrais rappeler 2 précédents :

  1. 1957-1958. Une épidémie baptisée « grippe asiatique », partie des provinces de Guizhou et du Yunnan en Chine est passée par l’Iran, l’Italie, le grand Est de la France, les États-Unis. Bilan : 2 millions de morts au total, notamment chez les diabétiques et les cardiaques, dont 100 000 aux États-Unis et entre 25 000 et 100 000 en France. Des scènes d’épouvante se sont multipliées dans les hôpitaux sous-équipés et submergés.
  2. Été 1968. Un virus inconnu démarré en Chine et baptisé « grippe de Hongkong » déferle sur le monde. Bilan : environ 1 million de morts, dont 50 000 aux États-Unis et au moins 30 000 en France. Les médecins survivants racontent que l’on vaccinait sur les trottoirs à tour de bras, que les gens mouraient d’hémorragie pulmonaire ou d’étouffement, que le mal allait si vite que l’on n’avait pas le temps d’évacuer les cadavres qui s’entassaient dans les salles de réanimation.

Deux précédents qui sont tout de même troublants de similitude avec la séquence actuelle, même si nous sommes encore loin des chiffres évoqués. Deux précédents qui nous rappellent que cette pandémie COVID-19 n’est pas sans précédent, comme on voudrait le faire croire.

Evoquons également cet autre fait qui ne laisse pas d’interpeller :

8 mai 1902 – L’éruption de la montagne Pelée détruit la ville de Saint-Pierre, en Martinique, et fait au bas mot un peu plus de 30 000 morts. Les historiens relèvent que le nombre de victimes aurait pu être de moindre ampleur si le Gouverneur de l’époque n’avait assigné la population à domicile pour cause d’élections législatives planifiées dans cette période. Et ce, au mépris des signes avant-coureurs (envahissement de serpents, affolement des chevaux et des oiseaux, forte odeur de soufre, nuée de fumée au sommet de la montagne, …) qui ne laissaient aucun doute sur l’issue proche.

Voyez la similitude avec les Municipales de mars 2020, au moins dans l’analyse des motivations. Pourquoi maintenir le 1er tour dès lors que le doute planait sur la tenue du second ? Il fallait nous a-t-on dit que la continuité démocratique soit assurée. Saura-t-on jamais combien de personnes auront été contaminées pendant cette parenthèse électorale ?

Bien sûr que l’heure n’est pas encore au bilan, mais elle est propice à la réflexion (confinement oblige) et aux légitimes interrogations

Comme cette obsédante question : Quid des enseignements du passé ?

Déficit de matériels de première nécessité, problèmes organisationnels, valse-hésitation dans la prise de décisions (par ailleurs contreproductives), mesures inconsidérées voire inadaptées, …. Autant d’éléments factuels qui témoignent d’une véritable impéritie des décideurs.

Observons, pour optimisme garder, que cette crise sanitaire aura malgré tout permis, entre autres, de convaincre les dirigeants de ce pays qu’il est impératif de relocaliser certains produits parfaitement maitrisés en France. On n’aura peut-être pas tout perdu.

En attendant, cher(es) ami(es),

continuez à prendre soin de vous

Et au plaisir de vous revoir très vite

dans les Espaces d’Echanges et de Rencontres EnRéso

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